Trouble du déficit de l’attention

avec ou sans hyperactivité

Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité est un trouble neurodéveloppemental qui concerne 3,5% à 5,6% des enfants en âge scolaire selon la HAS (Haute autorité de santé).

Ce trouble peut perturber à divers degrés le fonctionnement personnel, scolaire, familial et social.


Qu’est-ce qu’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) ?

Le TDA/H est un  trouble neurodéveloppemental caractérisé par l’inattention, l’impulsivité et l’hyperactivité.

Le TDAH est hautement héréditaire.  « On estime que ce qui explique pourquoi une personne souffre d’un TDAH, c’est à peu près à 80 % des facteurs d’origine génétique et à seulement 20 % des facteurs liés à l’environnement. Ça ne veut pas dire que quand vous avez des TDAH, vos enfants sont à risque à 80 % de l’avoir, ça veut dire que si vous souffrez d’un TDAH, ce qui explique que vous l’avez, c’est majoritairement votre bagage génétique. C’est pour cela que c’est un trouble qui a une forte composante familiale. Il y a autant de TDAH dans les milieux aisés que défavorables, de gens qui ont des histoires absolument épouvantables que de personnes élevées dans des familles sans histoires.” Dr Régis Lopez 

Le TDAH n’a rien avoir avec l’intelligence d’une personne. Certains individus extrêmement brillants intellectuellement souffrent de TDAH malgré un QI très élevé.

Fréquemment, les parents observent une certaine agitation motrice dès le plus jeune âge de l’enfant (au moment de la marche). Mais, c’est au CP que les familles commencent à chercher de l’aide auprès de professionnels. En effet, les exigences scolaires se font croissantes dès l’entrée au primaire : des difficultés d’apprentissage, de relations sociales et familiales se font sentir poussant alors les parents à consulter un spécialiste (neuropsychologue, pédopsychiatre, neuropédiatre…).

Cependant, il n’est pas rare de voir que, chez certains enfants,  le TDA se manifeste seulement à partir du collège ou du lycée. Pourquoi ? N’ayant pas de « H » donc d’hyperactivité, ces enfants passent souvent inaperçus en classe. On dit qu’ils sont dans la lune, inattentifs, absents, ne gênent pas la classe.et sont par conséquent oubliés. A cela, se rajoute le fait d’avoir plusieurs professeurs, des changements de classe, des exigences de travail plus intenses, d’aller vers l’autonomie, et l’adolescent se retrouve alors dans l’incapacité à tout gérer alors que ses camarades n’ont aucun problème. 

Bien souvent, ce sont des enfants :

    • Touchant à tout
    • Oubliant régulièrement leurs affaires
    • Incapables d’attendre leur tour
    • Tripotant toujours quelque chose dans leurs mains
    • Faisant du bruit
    • Ayant de la difficulté à rester assis
    • Difficiles à gérer
    • Ayant une tendance à la procrastination.
    • Changeant d’humeur fréquemment sans vraiment savoir pourquoi…..et par conséquent sont facilement punis, mis de côté, rejetés, ce qui génère chez eux de l‘angoisse, de l’anxiété, du stress . Néanmoins, ce sont des enfants avec une grande créativité, des projets plein la tête, débordants d’imagination et très affectueux.

Quels sont les  symptômes et les signes d’un TDA/H ?

    • L’inattention: C’est l’incapacité à maintenir son attention, à terminer une tâche, c’est de la distractibilité, beaucoup d’oublis et de pertes, des difficultés d’organisation et de planification, des difficultés à suivre des consignes, des difficultés à résister aux distractions visuelles ou auditives, difficulté à suivre une conversation…
    • L’impulsivité & hyperactivité: C’est agir avant même de réfléchir aux conséquences, la difficulté à attendre, interrompre les activités ou la conversation des autres, être impatient, se mettre en danger, parler sans arrêt, une activité motrice excessive, une agitation incessante, l’incapacité à rester en place lorsque les conditions l’exigent, courir  et grimper partout, remuer les mains ou les pieds, se tortiller sur sa chaise, se lever dans des situations où on doit rester assis, imposer sa présence, sembler « monté sur ressort », une spontanéité incontrôlable…
    • Mixte: c’est de l’inattention avec de l’impulsivité et de l’hyperactivité.

Diagnostic

Plus le diagnostic est posé précocement, plus il y a de chance d’avoir une prise en charge adéquate. Les conséquences en seront également moins importantes. On constate par ailleurs une évolution des symptômes en fonction de l’âge. A l’âge adulte, l’inattention est souvent persistante tandis que l’hyperactivité et l’impulsivité ont plutôt tendance à diminuer, voire disparaître.

Les critères du TDAH selon le DSM-5 sont l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité. Ils sont parfois combinés à des degrés différents: 

    • Léger : Peu de symptômes et ceux-ci n’entraînent que des altérations mineures du fonctionnement social, familial ou scolaire.
    • Moyen : Les symptômes sont présents sous une forme intermédiaire entre « léger » et « grave ».
    • Sévère : Plusieurs symptômes sont présents, certains particulièrement graves , et ceux-ci entraînent une altération marquée du fonctionnement social, familial ou scolaire.

Le trouble doit être présent depuis au moins six mois et toucher plusieurs sphères de vie (familiale, sociale et scolaire).


Quels sont les troubles associés?

Le Trouble du déficit de l’attention/hyperactivité s’accompagne souvent de comorbidités, notamment:

    • Des troubles d’apprentissage: Dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, dysgraphie, dyscalculie, dysphasie…
    • Des troubles émotionnels: dépression, dysthymie, troubles bipolaires, anxieux, troubles du sommeil…
    • Des troubles comportementaux: de conduite, d’opposition avec provocation..
    • Mais aussi: abus de substances psychoactives, trouble du spectre de l’autisme, déficience intellectuelle, précocité intellectuelle…

Le TDA/H se répercute donc sur le quotidien de l’enfant tant dans sa vie familiale, sociale et scolaire.


Quelles sont les répercussions du TDA/H ?

Le TDAH attaque la sphère scolaire et la sphère sociale d’un enfant suite à des comportements incompris de son entourage. Une forte perte de l’estime de soi en découle. 

Un enfant présentant un TDAH rencontre des difficultés pour suivre en classe et se conformer aux consignes.

    • Il fait souvent des fautes d’inattention et ne termine pas toujours les travaux qui lui sont confiés.
    • Il perturbe la classe en s’agitant, se levant, faisant du bruit, attirant l’attention sur lui.
    • Il présente fréquemment une lenteur d’exécution.
    • Il manque de soin dans ses écrits, est brouillon, pas toujours lisible, peu ordonné.
    • Il oublie souvent son matériel ou le perd, et le détériore involontairement.

Par conséquent, son rendement scolaire est souvent insuffisant. L’enfant accumule alors du retard et fait l’objet de remarques et de remontrances.

    • Il redouble plus souvent que les autres.
    • Il est souvent exclu de la classe (temporairement ou de façon permanente).
    • Il change fréquemment d’établissement scolaire.
    • Il a une relation difficile avec son enseignant, ses camarades et son école.

Que peut apporter SophroNeuro à votre enfant ?

Le Neurofeedback par électroencéphalogramme quantitatif (EEGq) est un entrainement cérébral visant à optimiser le fonctionnement du cerveau via les mécanismes de la neuroplasticité. Ce n’est donc pas une méthode magique. C’est  un véritable entrainement, qui requiert une participation active de l’enfant et une certaine motivation. Le but est de prendre conscience de son fonctionnement cérébral afin de le reproduire de façon autonome dans la vie quotidienne.

Le TDA/H présente un dysfonctionnement cérébral localisé très spécifique, qui sera mis en évidence à l’aide de l’évaluation par EEGq.  L’intérêt de celle-ci est de pouvoir lire en temps réel l’activité électrique du cerveau et ainsi, mettre en évidence tout déséquilibre qui peut y être présent, cause de multiple troubles chez le TDA/H.  

⇒ A partir de l’EEGq, un protocole personnalisé est mis en place.

⇒ L’association de la sophrologie et du neurofeedback EEGq multiplie leur efficacité. Les exercices de respiration et de relaxation, issus de la sophrologie favorisant la détente musculaire et la concentration, accroissent l’efficacité de l’entrainement en Neurofeedback EEGq. Ainsi, utiliser ces deux méthodes en corrélation au cours d’une même séance, permet d’obtenir des résultats exceptionnels.

Le Neurofeedback EEGq sur une échelle de 1 à 5 (1 pas efficace, 5 très efficace et spécifique) est au plus haut niveau, soit le niveau 5 c’est-à-dire très efficace et spécifique.

⇒ Extrait tiré du livre La Pratique factuelle du Biofeedback et du Neurofeedback. « Le Neurofeedback comparativement au méthylphénidate. »

« Plusieurs études ont comparé l’efficacité du neurofeedback avec celle des médicaments stimulants. Des études non aléatoires plus anciennes (Fuchs et coll.,2003; Monastra et coll., 2002; Rossiter, 2004; Rossiter et la Vaque, 1995) révèlent que le neurofeedback et le méthylphénidate présentent des effets comparables concernant les mesures de l’inattention, de l’impulsivité et de l’hyperactivité. Cependant, ces études étaient non aléatoires, et les familles choisissaient le traitement qu’elles préféraient, ce qui augmente au maximum les effets prévisibles dans les deux groupes. Récemment, deux ECA ont été publiés où le neurofeedback était comparé avec le méthylphénidate et où les sujets étaient assignés aléatoirement aux situations expérimentales (Duric, Assmus, Gundersen et Elgen, 2012; Meisel et coll., 2013). Dans les deux études, l’efficacité du méthylphénidate n’était pas supérieure à celle de l’apprentissage par neurofeedback, confirmant de ce fait les résultats des études non aléatoires antérieures. Meisel et ses collaborateurs (2013) ont observé des améliorations du rendement scolaire importantes avant et après les traitements seulement dans le groupe recevant un traitement par neurofeedback. »

L’objectif de l’entraînement en neurofeedback EEGq est d’avoir un effet positif et durable dans l’amélioration des fonctions cognitives, émotionnelles et comportementales.

Le Neurofeedback EEGq est une alternative possible sans médication dans la prise en charge du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. Il est reconnu depuis 2012 par l’Académie Américaine de Pédiatrie comme l’une des prises en charge les plus efficaces.

Le neurofeedback EEGq permet à l’enfant : 

    • Une amélioration significative de l’attention.
    • Une baisse de l’impulsivité.
    • Une capacité d’inhibition.
    • Une amélioration du contrôle moteur.
    • Un gain dans les apprentissages.
    • Une meilleure maîtrise de soi.
    • Une meilleure estime de soi.
    • De la confiance en soi.
    • Une ouverture sur les autres.
    • De meilleures relations sociales.
    • Une sérénité.

Le Neurofeedback EEGq est aujourd’hui une solution durable et efficace qui permet à l’enfant  de réaliser son plein potentiel.!